La petite Naomie, 6 ans, lors d'une hospitalisation récente.

Parents jusqu'au bout !

Malgré l’ajout du SEHNSE, ce Supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels créé par le gouvernement provincial en 2016, il existe encore aujourd’hui une grande injustice entre les parents qui prennent soin de leur enfant handicapé à la maison et les familles d’accueil.

Les parents ne comprennent pas pourquoi les ressources allouées aux enfants handicapés placés en famille d’accueil sont beaucoup plus généreuses. 

Selon l’analyse de Raymond Chabot Grant Thornton :
 
Famille naturelle :
Entre 14 400 $ et 36 863 $ par année. Moyenne : 25 632 $.

Famille d’accueil :
Entre 33 056 $ et 55 471 $ par année. Moyenne : 44 264 $. Soit, 70 % de plus que les familles naturelles.

Milieu hospitalier :
Si un enfant handicapé devait être placé dans un établissement du milieu hospitalier de longue durée, il en coûterait entre 47 752 $ et 81 373 $, 64 563 $ en moyenne, par année aux contribuables québécois.

Pourquoi cette disparité?
Les familles d’accueil qui s’occupent d’un enfant handicapé reçoivent un montant qui varie selon les limitations de l’enfant, qui peuvent varier sur une échelle allant de 1 à 6. Tandis que, pour les parents, le SEHNSE, c’est tout ou rien : il n’y a pas de prestation intermédiaire. L’enfant reçoit 11 544 $ ou 0 $, rien entre les deux.


Conséquemment, plus de 50 % des familles [4700 vs. 1700] voient leurs demandes refusées. Les familles naturelles se retrouvent alors avec un manque à gagner encore plus grand (que le 18 000 $ d’écart moyen rapporté dans l’étude), parce que leur enfant « n’est pas assez handicapé ».